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Le 3 décembre 2011

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:52
  • Gaz de schiste en France : nouvel eldorado ou voie sans issue ?

    Mardi 19 février 2013

  • L’enregistrement intégral, et les présentations des intervenants de la soirée du 19 février sont disponibles sur le site des podcasts de l’Université :

    http://podcast.grenet.fr/podcast/cafe-sciences-et-citoyens-de-lagglomeration-de-grenoble/

     

     

    Les pétroles et gaz de schistes font l’objet depuis quelques années d’un débat passionné, qui prend encore de l’ampleur en France ces derniers temps avec la concrétisation de la crise économique. Nous aurions de l’or sous nos pieds, et nous ne pourrions pas en profiter pour des raisons écologiques ?

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 10:23

 Négatep:

un scénario de la transition énergétque

Quid en Rhône Alpes ?

par

Claude Acket

Co-auteur du scénario

 

Date : 8 avril , 17h30-20h00

Lieu: La Maison des Associations,

rue Berthe de Boissieu, Grenoble,

grande salle conférences

 

Résumé

 

Nous vous proposons  de parcourir ensemble Négatep : un scénario de la transition énergétique. Ce scénario vise l’approche de la division par 4 des rejets de gaz carbonique d’ici 2050, et du même coup la réduction de nos dépendances énergétiques géopolitiques et financières.

Il s’agit en quelque sorte de « sortir des fossiles », opération déjà en partie engagée, à partir des années 80, avec le développement du nucléaire, qui a remplacé le fioul lourd et le charbon  pour la production d’électricité. Cette politique place la France  dans le groupe  des pays développés  rejetant le moins de gaz carbonique par habitant.

Mais il faut aller beaucoup plus loin et s’attaquer  maintenant au pétrole, avec sa prédominance dans les transports, et au gaz dans ses multiples usages dont le chauffage.

Globalement, ceci passe par des économies d’énergie raisonnables, réalistes, supportables sans restrictions draconniennes, qui, en outre, restent à des coûts supportables, car contrairement aux idées reçues : ne pas consommer peut coûter très cher.

Il faut remplacer le plus possible les combustibles fossiles par des sources d’énergie non émettrices de gaz carbonique, et, pour cela, développer les énergies renouvelables thermiques et l’usage de l’électricité dans la mesure où elle reste, comme actuellement, peu carbonée.

Comme l’hydraulique ne peut plus guère être développée, le recours aux dites NER (nouvelles énergies renouvelables) s’impose, mais celles-ci ont des limites associées à leurs coûts et à leurs intermittences.

Il en résulte que le nucléaire doit continuer à remplir, comme actuellement, un rôle majeur dans le mix énergétique français.

 

Nous compléterons cette vision nationale par un regard sur les spécificités de notre région Rhône Alpes. Elle regroupe pratiquement 10 % de la population française et en assure le même pourcentage du PIB, mais elle est très spécifique, se distinguant comme la première région productrice d’électricité toutes sources confondues, celle la première pour le nucléaire et aussi pour l’hydraulique.

Ces atouts très cohérents avec les objectifs de Negatep sont ils menacés ? 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:47

Communiqué de Sauvons Le Climat du 7 février 2013

Les énergies renouvelables : quel potentiel d’ici 2025/2030 ?

ADEME : Un scénario énergétique peu crédible

L’ADEME a diffusé le 8 novembre 2012 une synthèse de son scénario « Contribution de l’ADEME à l’élaboration de visions énergétiques 2030/2050 », sans mettre à la disposition du public l’étude intégrale. Sauvons le climat (SLC) a effectué une analyse détaillée de ce travail, déjà publiée sur le site de SLC [1], en approfondissant notamment la question du mix électrique ainsi proposé.

La surprise vient de ce qu’un service de l’état présente un scénario qui est presque une copie d’un scénario antérieur reconnu comme résolument antinucléaire, le scénario Negawatt, et qui vise à une décroissance volontariste de la consommation d’énergie et particulièrement de celle d’électricité, avec un quasi abandon du nucléaire en 2050, mais sans le dire !. De plus, il est particulièrement anormal que l’ADEME ne présente aucune donnée sur les conséquences sociales et économiques de sa stratégie. L’évolution des consommations de

260 à 107 Mtep en énergie primaire et de 161 à 79,8 Mtep en énergie finale en 37 ans semble inaccessible techniquement mais aussi financièrement car il faudrait mobiliser de 500 à 1000 milliards d'Euros d’investissements en première approximation.

Sauvons le climat s’inquiète d’un scénario qui n’a pas été chiffré, qui sous évalue les difficultés, mais

surtout qui lui semble irréaliste pour de nombreuses raisons :

- Le secteur de l’énergie est caractérisé par une inertie forte qui rend très improbables les évolutions retenues, qu’il s’agisse des économies d’énergies, du développement des énergies renouvelables, de l’évolution de la consommation d’électricité, ou de l’abandon sous-jacent du nucléaire dans notre pays.

- Une priorité à l’investissement est donnée aux énergies électriques renouvelables intermittentes, peu efficaces et peu prévisibles, alors même que le secteur électrique français est très peu émetteur de gaz à

effet de serre, très peu consommateur de combustibles fossiles et contribue positivement à l’équilibre de notre balance commerciale. Cet investissement considérable est proposé de plus en sous estimant notoirement la difficulté de gestion de l’intermittence ainsi que l’importance du recours au gaz en secours.

- Les ambitions sur les secteurs très émetteurs de gaz à effet de serre sont limitées, qu’il s’agisse du transport (pas de recours ambitieux aux véhicules électriques), ou du bâtiment, qui continue à privilégier la combustion du gaz [2].

- Les solutions pour économiser l’énergie, louables dans leur esprit, apparaissent comme un catalogue

des possibilités sans souci de leur rentabilité. Or une étude bien documentée de l’Union Française de l’Electricité montre clairement que les pistes envisagées sont pour certaines très éloignées d’un intérêt économique raisonnable.

- Parmi les solutions préconisées certaines se traduiront par des importations massives d’équipements

(c’est déjà le cas pour le solaire et l’éolien).

- Les limites de l’appel aux ressources naturelles de la biomasse seront rapidement atteintes alors même que l’ADEME, déjà très ambitieuse pour 2030, semble croire en la généralisation de leur usage à l’horizon

2050.

L’examen des scénarios allemands montre clairement qu’un objectif aussi ambitieux, soit 87% d’énergie finale renouvelable en 2050, ne sera possible que par un recours à des importations massives, qu’il s’agisse de biomasse, d’électricité ou de gaz.

Sauvons le climat estime que des solutions plus réalistes existent, plus favorables à l’emploi en France, permettant un meilleur équilibre de notre balance commerciale et un meilleur usage des points forts de notre industrie. Un scénario privilégiant dogmatiquement la réduction de la part de l’électricité dans notre mix énergétique et rendant le pays plus dépendant des importations de gaz ne lui semble pas pertinent.

Le scénario Negatep [3], visant au respect de l’objectif du facteur 4 (réduction d’un facteur 4 des

émissions de gaz à effet de serre), à des conditions économiques raisonnables en privilégiant l’usage de l’électricité, démontre qu’une autre voie est possible.



[1] Voir une étude détaillée de « Sauvons le climat » du scenario ADEME dans le secteur électrique: http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/121227_SLC_scenario.pdf

[2] C’est en raison d’une règle technique de la construction, la RT 2012, soutenue par l’ADEME, mais critiquée par l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques et l’Académie des Sciences. Elle privilégie volontairement le chauffage au gaz.

[3] Scenario Negatep : http://www.sauvonsleclimat.org/best-of-slchtml/diviser-par-quatre-les-rejets-de-co2-dus-a-lenergie-le-scenario-negatep/35-fparticles/465-diviser-par-quatre-les-rejets-de-co2-dus-a-lenergie-le-scenario-negatep.html

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 15:28

Les énergies renouvelables : des fortunes privées colossales s’érigent aux dépens des petits clients EDF… Et tout cela sans véritable  bénéfice pour le climat (EG)

EDF subira 2 milliards d'euros d'impayés de la CSPE en 2013


PARIS - EDF supportera 2 milliards d'euros d'impayés supplémentaires en 2013 à cause de la compensation insuffisante de la CSPE, une taxe sur les factures d'électricité qui finance notamment les énergies renouvelables, a indiqué la Commission de Régulation de l'Energie mardi.

La Contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui représente actuellement environ 10% de la facture, doit financer le recours aux énergies renouvelables (59% du total en 2013), les surcoûts de l'électricité dans les îles non connectées au réseau national (Corse, DOM...) ou encore les tarifs sociaux de l'électricité.

Ces charges doivent en principe être totalement répercutées sur les clients. Mais pour ne pas augmenter trop les prix de l'électricité, les gouvernements successifs ont traîné des pieds pour augmenter cette taxe autant qu'ils auraient dû, laissant l'ardoise à EDF.

Actuellement à 10,50 euros du mégawattheure, la taxe devrait en réalité bondir à 18,80 euros au 1er janvier si l'ensemble des charges de 2013 et des années passées étaient réglées.

Or, selon plusieurs sources proches du dossier, le gouvernement se dirige vers la hausse de 3 euros (soit 13,50 euros) au 1er janvier, en théorie hausse maximale autorisée mais qu'il peut décider de dépasser.

Cette hausse devrait se traduire par une augmentation de 2,4% du prix l'électricité au 1er janvier mais restera insuffisante pour couvrir les charges réelles d'EDF, supportées par exemple lorsqu'il rachète l'électricité photovoltaïque à des tarifs bonifiés.

Ces 2 milliards d'impayés de 2013 viennent s'ajouter aux 5 milliards d'euros d'impayés CSPE déjà enregistrés par EDF, qu'il faudra répercuter un jour ou l'autre sur la facture, d'autant que cette dette commence à susciter l'inquiétude des analystes financiers et des agences de notation.

L'agence Moody's avait cité la CSPE début décembre dans ses motivations pour abaisser la perspective de la note d'EDF.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 09:37

    

>Le CESE, nouveau temple de la transition énergétique.
Le CESE, nouveau temple de la transition énergétique.

 

C’est au Conseil économique, social et environnemental de Paris que s’est déroulée, jeudi 13 décembre, la première réunion du Conseil national du débat sur la transition énergétique. De ces heures de discussion, on retiendra de l’espérance, un peu d’inquiétude et beaucoup d’impréparation.

 

Certains industriels préconisent un mode d’apprentissage basé sur le retour d’expérience: le learning by doing, en bon français. Les organisateurs du débat national sur la transition énergétique (DNTE) semblent suivre une ligne proche: le débat sur le débat (le talking by talking?). C’est du moins l’impression qui ressort à l’issue de la première réunion du Conseil national du débat sur la transition énergétique (CNDTE) qui s’est déroulée, jeudi 13 décembre, au Conseil économique, social et environnemental de Paris.

La facilitatrice du débat, Laurence Tubiana, aura sans doute fort à faire pour en tirer synthèse, tant les sujets étaient nombreux et teintés d’une certaine confusion. Essayons-nous tout de même à l’exercice.

Une bonne partie de la réunion a porté sur le contenu de la charte du DNTE, laquelle déterminera les discussions postérieures. Nombre de «conseillers», les environnementalistes notamment, ont souhaité que les problématiques de transport soient clairement évoquées. Audacieux, certains posant la question du gel des projets les plus controversés (Notre-Dame-des-Landes, décret 44 tonnes, Snit) pendant le DNTE.

Les syndicats, patronaux et de salariés, ont souhaité plus de précision sur les modalités de la participation du public. Certains, comme la CFDT, plaidant pour une diversité des expertises et une réelle mixité des délégations (homme-femme). D’autres, comme France Nature Environnement, appelant à l’organisation de 2 ou 3 conférences de citoyens, plutôt que des 26 conférences régionales prévues. Ceci impliquant une réelle formation des participants avant la tenue desdites conférences.

Nombre de participants ont souligné une certaine absence de cohérence entre le débat national et les débats régionaux. Les représentants de l’Association des maires de France, de Force ouvrière et de l’Association des régions de France s’inquiétant du fait que des régions (Aquitaine, Ile-de-France, Pays-de-la-Loire, par exemple) lancent leur consultation avant que ne soient connus le contenu, le calendrier et l’organisation du débat national.

Côté énergie, la CGT (bonne connaisseuse du sujet), plaide pour ne pas se focaliser sur l’électricité (nucléaire?). Fidèle à ses convictions, l'association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV) n’oublie pas les questions de prix, d’accès à l’énergie et de précarité. Etonnamment, la CFDT appelle à ne pas jeter aux oubliettes les questions liées à la protection de la biodiversité. Plus classique, Ecologie sans frontière ravive la flamme des relations santé-énergie.

Personne ne semble d’accord sur les scénarios énergétiques qui serviront de base aux tractations: World Energy Outlook de l’Agence internationale de l’énergie, Negawatt (de l’association éponyme) ou celui de l’Union française de l’électricité (UFE)? Ce dernier étant jugé «illégal» par un expert du réseau Action Climat. En cause: aucun des scénarios à 2030 du lobby électrique ne permet de réduire de 40% les émissions françaises de CO2, comme demandé par la loi Pope de 2005. Pour éteindre la polémique, le Medef propose que soit nommé un spécialiste des… scénarios.

La gouvernance du débat a longuement été débattue. Bon nombre des «parlementaires de l’énergie», à commencer par ceux issus des syndicats, ont cherché à clarifier le rôle exact du secrétariat général du débat. La centrale de Bernard Thibault ne veut pas qu’il soit décisionnaire. En charge de la communication du débat national, l’instance tenue par Thierry Wahl devra faire valider ses messages par les «parlementaires» avant leur diffusion, a promis Laurence Tubiana.

La participation des entreprises a aussi fait couler beaucoup de salive: quelles entreprises (producteurs ou aussi gros consommateurs?), de quelle taille (grand groupe ou aussi TPE?), de quels secteurs (quid des prestataires de services énergétiques et des artisans maçons?), auront-elles voix au chapitre?

Qu’on se rassure: aucune décision n’a été prise à l’issue de ces heures de discussion. Mais certaines sont dans les tuyaux ministériels. La durée du DNTE devrait être allongée d’environ deux mois. Au moins quatre groupes de travail thématiques devraient voir le jour, sur l’efficacité et la sobriété énergétiques, le mix de production, les énergies renouvelables et les financements. Un cinquième, dédié à la gouvernance, pourrait être créé à la suite. En attendant la possible émergence de sous-groupes… sectoriels.

Interrogée sur la cohérence à mener deux débats énergétiques en même temps (le DNTE et le débat public sur Cigeo, le futur centre de stockage de déchets radioactifs de Bure –Meuse), la ministre de l’écologie a demandé une conciliation entre l’organisateur du débat national et le président du débat sur Cigeo. Prochaine réunion: dans le courant du mois de janvier. Les fêtes seront laborieuses pour les experts de l’énergie.

 

                                                      Le 14 décembre 2012 par Valérie deTannenber(http://www.journaldelenvironnement.net/article/debat-sur-la-transition-acte-i,32191

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:07

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 22:11

:

Sauvons Le Climat - 18 octobre 2012

La réglementation thermique RT 2012 va s’imposer à tous les logements neufs à compter du 1er janvier 2013, mais les promoteurs ont anticipé sur cette échéance. Le résultat, dans l’habitat collectif, est simple : le chauffage électrique disparaît au profit du chauffage au gaz naturel1. La part du chauffage électrique est passée de 70 % en 2009 à moins de 20 % en 2011 et, parallèlement, la part du chauffage au gaz est passée de 20 à 70 %. La raison en est bien connue : la RT2012 fixe une limite de consommation d’énergie en énergie primaire et non en énergie finale, ce qui pénalise très fortement l’électricité. Les conséquences pour le climat sont simples : la RT2012 va à l’opposé du but affiché par le Grenelle de l’Environnement et réaffirmé par le Président de la République.

Sauvons le Climat avait alerté, lors du vote de la loi Grenelle II qui entérinait ce choix, sur le risque que le résultat soit une augmentation de la consommation de gaz et, de ce fait, des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre.

Ce risque n’avait pas échappé à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. L’OPECST, dont l’avis avait été sollicité par le ministre de l’époque, avait proposé d’ajouter une deuxième condition : ne pas dépasser 50 g de CO2 par m2 de logement. Une telle condition aurait orienté les promoteurs vers les énergies renouvelables (associées ou non aux pompes à chaleur) au lieu de les orienter vers le gaz naturel.

Cet avis n’a pas été suivi, et on peut d’ores et déjà en mesurer les conséquences, avant même l’entrée en vigueur officielle de la nouvelle norme.

Sauvons le Climat demande que la RT2012 soit revue sans délai de façon à ne pas favoriser l’utilisation d’énergies fossiles dans l’habitat neuf et à limiter effectivement les rejets de gaz à effet de serre. Sauvons le Climat demande également que les leçons de ce fiasco soient tirées, et que toute nouvelle mesure dans le domaine de l’énergie soit évaluée en matière de protection effective du climat.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:09

Le Crédo antinucléaire De Pierre Bacher - Odile Jacob

Présentation

Open

Faut-il « sortir du nucléaire » ? Depuis Fukushima, il apparaît que le débat, dominé par les écologistes, est clos. Ce livre ouvre enfin la discussion : sur tous les sujets sensibles – sûreté des installations, devenir des déchets, étapes et coût du démantèlement des centrales, distance entre nucléaire civil et prolifération, coût du nucléaire –, Pierre Bacher démonte soigneusement les articles de foi du credo antinucléaire, nous donne les cartes pour évaluer le pour et le contre, afin que chacun puisse se forger une opinion Informée. Dans un avenir dominé par la pénurie d’énergie et la contrainte du réchauffement climatique, c’est avec le plus grand sang-froid qu’il faut envisager l’équation énergétique. Ce livre devrait y contribuer fortement.

Pierre Bacher, ancien directeur technique d’EDF, est expert auprès de l’Académie des technologies qui lui a décerné sa médaille d’or. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs livres, dont L’Énergie en 21 questions.


Édouard Brézin est physicien, membre de l’Académie des sciences dont il a été le président de 2005 à 2006. Il a présidé les États généraux de la recherche et de l’enseignement supérieur qui ont remis un rapport au gouvernement.
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 15:40

Faut-il vraiment fermer Fessenheim ?

Publié  par SLC le 28 Février 2012 

 

Dans son programme, François Hollande avance deux propositions contradictoires : d'une part, il s'engage à poursuivre la construction de l'EPR de Flamanville, ce qui est raisonnable sur les plans économique et industriel, d'autre part, il affirme qu'il fermera la centrale de Fessenheim dès son arrivée au pouvoir. Il semble que les raisons, pour ne pas dire les prétextes, avancées pour une telle décision, lourde de conséquences, en particulier pour le département du Haut Rhin (environ 2000 emplois directs et indirects), relèvent soit de la sûreté (Fessenheim est sur une faille sismique), soit de l'économie (cela coûterait trop cher). Or un examen un tant soit peu sérieux montre qu'aucune de ces justifications ne tient la route.

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), indépendante et rigoureuse doit rester la seule instance d'évaluation de la sûreté des installations nucléaires.

L’indépendance et la compétence de cette Autorité sont le résultat d'un long processus poursuivi aussi bien par la majorité actuelle que par les précédentes, y compris de gauche. L’ASN s'est livrée à un examen approfondi de la sûreté des réacteurs de Fessenheim à l’occasion des revues décennales réglementaires de chacun des deux réacteurs, elle a donné son accord à la poursuite de leur fonctionnement moyennant des modifications et des rénovations qu’EDF intègre dans son programme de jouvence. Puis, dans le cadre des études complémentaires de sûreté engagées suite à la catastrophe de Fukushima, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a considéré la sûreté des réacteurs de Fessenheim satisfaisante tout en exigeant des travaux complémentaires, comme dans l’ensemble du parc. EDF a décidé la réalisation de ces travaux et engagé les moyens nécessaires. En tout état de cause, si EDF ne réalise pas les travaux exigés par l’ASN, les réacteurs pourront être arrêtés sur instruction de cette dernière. Dès lors, comment justifier que des candidats puissent, à la veille d'échéances électorales importantes, désavouer l’ASN et en affaiblir ainsi tant la légitimité nationale que la crédibilité internationale?

Plus spécifiquement, qu’il s’agisse des séismes ou du risque d’inondation, leur prise en compte a été jugée satisfaisante par l’ASN dans le cadre des visites décennales. Elle a par ailleurs décidé d’engager une révision des règles nationales applicables dès l’an prochain, comme elle le fait périodiquement, les améliorations éventuellement décidées devant alors être prises en compte par les exploitants [1]  .

On peut noter que les Etats-Unis ont ouvert la possibilité de porter à 60 ans le fonctionnement de réacteurs similaires et que la Suisse, qui exploite des réacteurs sur l’Aar, affluent du Rhin, prévoit de les maintenir 50 ans en exploitation.

L'arrêt prématuré des réacteurs de Fessenheim coûtera cher.

L’industriel EDF a clairement confirmé sa décision de maintenir les réacteurs de Fessenheim en activité au moins 10 ans de plus, son programme de jouvence étant bâti dans la perspective d’une durée de vie de l’installation jusqu’à 60 ans, si l’Autorité de sûreté le permet. A l’appui de cette décision, des faits :

· Les deux réacteurs de Fessenheim, soit 1800 MW, délivrent au réseau électrique 134 TWh en dix ans. Pour un coût complet de 49 €/MWh, comme estimé par la Cour des comptes ce mois ci, le chiffre d’affaire généré sera de 6,57 milliards €. Ce chiffre serait multiplié par 2 ou 3 si les réacteurs étaient autorisés à fonctionner 50 ou 60 ans

· L’investissement de jouvence requis est chiffré par EDF à 860 millions € par réacteur

· Le coût d’exploitation de ces réacteurs, l’investissement initial étant déjà remboursé, est de 22 €/MWh (chiffre également extrait du rapport de la Cour des comptes) : sur 10 ans il s’élèvera à 2,95 milliards pour les deux réacteurs (en euros 2010)

· La marge ainsi libérée entre le chiffre d’affaire généré et le coût d’exploitation sera compris entre 3,62 milliards € et une dizaine de milliards € selon que la durée de vie sera portée à 40 ou 60 ans soit un niveau très supérieur à l’investissement de jouvence, ce qui explique la décision opérationnelle d’EDF de maintenir Fessenheim en activité.

L'arrêt des réacteurs impliquerait de plus que des moyens de remplacement soient mis en place. S'agissant de production en base et semi base, il s’agira principalement de centrales à charbon ou à gaz, l’intermittence des énergies éolienne et solaire les rendant inadaptées à un tel mode de production et beaucoup plus onéreuses. Selon la Commission « Energie 2050 » le coût du MWh produit par les centrales à charbon s'élève à 60 €/MWh, le MWh produit par des centrales à gaz entre 57 et 70 €. En retenant une valeur moyenne de 65 €/MWh on voit que, sur 10 ans, le coût total pour la production de courant se montera à 8,7 milliards €, et le manque à gagner par rapport à la production de Fessenheim sera de 4 milliards €.

Mais il faudrait aussi réaliser des investissements considérables, de l’ordre de 2 milliards € [2]  , pour compenser la perte de production, investissements qui ne pourront être mis en place en moins de 4 ans suivant le type de centrale. Dans l’attente de ces nouveaux moyens de production de courant le bilan entre exportation et importation d’électricité sera détérioré, ce qui creusera le déficit commercial de la France d'au moins un milliard € par an.

Importé d’Allemagne ou produit en France, le courant devant se substituer à celui de Fessenheim sera donc essentiellement produit par des centrales brûlant des combustibles fossiles, ce qui conduirait à l'émission d’au moins 10 millions de tonnes de CO2 par an (valorisées à un Md€ pour un coût de 100€/tonne de CO2). Mais la lutte contre l'effet de serre dont la réalité scientifiquement établie pose un vrai problème écologique semble ne plus être une préoccupation pour ceux qui se réclament de l'écologie, qu'ils soient allemands ou français.

Enfin, les réacteurs à l'arrêt exigeront la présence d'une équipe d’exploitation restreinte, dont on peut estimer le coût à 100 millions € par an les premières années, sans recettes pour les couvrir, soit 1 milliard supplémentaire sur 10 ans..

Un arrêt prématuré des réacteurs de Fessenheim coûterait donc, au bout de 10 ans, plus de 5 milliards d'euros, le déficit commercial du commerce extérieur étant augmenté de 1 milliard par an, au moins pendant les premières années, les producteurs d’électricité seraient tenus d’investir plus de 2 milliards €, et nos émissions de CO2 croîtraient de 10 millions de tonnes.

Tous ces coûts se retrouveront sur la facture d’électricité des Français. La France est elle assez riche pour se le permettre [3]  ?

Ni l’argument de sûreté ni le raisonnement économique ne justifient un arrêt dans l'urgence de Fessenheim sans interroger l'Autorité de Sûreté, hors de toute discussion avec l'industriel EDF, principal intéressé et dont l'avis n'a pas été sollicité, et avant tout débat démocratique au Parlement. Il serait indispensable de préciser au préalable quelles raisons pourraient justifier une si lourde décision d’arrêt, de les argumenter clairement, y compris en ce qui concerne son coût et son impact sur les économies nationale et locale.



[1]   Il serait d’ailleurs souhaitable que les risques sismiques et d’inondations catastrophiques pour les autres bâtiments publics et privés, notamment les installations industrielles, soient traités généralement aussi sérieusement que le fait l’ASN pour les installations nucléaires !

[2]   On suppose que la production d’énergie des centrales nucléaire est reportée sur 50% de charbon (1 M€/MW), 50 % de gaz (1 M€/MW).

[3]   Ajoutons que l’économie de la région de Fessenheim et la vie de ceux qui travaillent dans la centrale et de ceux qui en vivent seront bouleversées. Mais qu’importe !

++ Tribune sur l'énergie nucléaire

dans Libération, par Sébastien Balibar, Yves Bréchet et Edouard Brézin, physiciens et membres de l’Académie des Sciences

++ Université d'été SLC Paris 2011

Les transcriptions des interventions sont en ligne

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 11:14



Paris, le 23 Janvier 2012
Communiqué de presse

 

 

M. André-Claude Lacoste, président de l'ASN et M. Goshi Hosono, ministre japonais de l’environnement et du ministère en charge de la gestion des accidents nucléaires et de la prévention des risques

Le Collège et la Direction générale de l’ASN ont reçu officiellement et à sa demande le 19 janvier le ministre japonais M. Goshi Hosono.

M. Hosono est à la tête du ministère de l’environnement et du ministère en charge de la gestion des accidents nucléaires et de la prévention des risques. Il est également secrétaire d’état auprès du Premier ministre chargé de l’organisation de l’indemnisation des victimes de l’accident de Fukushima Daiichi.

M. Hosono était accompagné de l’Ambassadeur du Japon en France.

Le ministre a présenté dans un premier temps la situation sur le site de Fukushima. Il a notamment mentionné que la situation d'urgence radiologique était terminée et que la phase de démantèlement venait de commencer. Cette phase, dont la durée totale est évaluée à 30 ans, devrait débuter avec la récupération du combustible usé de la piscine du réacteur n°4, a souligné M. Hosono.

Le ministre a également évoqué la situation hors site. Il a indiqué que le retour de la population sur les zones faiblement contaminées pourrait être envisagé au printemps 2012 mais que cette possibilité restait conditionnée aux progrès réalisés dans les travaux de décontamination des sols.

L’autre point essentiel de cette rencontre a concerné la mise en place d’une nouvelle Autorité de sûreté nucléaire au Japon. La structure de la nouvelle Autorité, son fonctionnement et ses responsabilités, ont été présentés à l’ASN.

A la demande de M. Hosono, M. Lacoste a assuré de son soutien le Ministre dans la réforme envisagée du système de contrôle de la sûreté nucléaire au Japon, réforme que le président de l’ASN a qualifiée de majeure et qui, a-t-il précisé, s'inscrivait dans la lignée des discussions menées lors de la précédente visite de M. Hosono à l’ASN en juin 2011.

L’ASN développera la coopération avec la nouvelle Autorité japonaise dont le nom provisoire est NSSA (Nuclear Safety and Security Agency) et qui devrait être mise en place en avril 2012.

 

 

 

 

Contact presse : Evangelia Petit, chef du service presse, tél. : 01 40 19 86 61, evangelia.petit@asn.fr

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